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 Bernard King
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Pred
Déserteur


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Messages: 5632

MessagePosté le: Jeu 21 Juil 2005, 15:25 Répondre en citantRevenir en haut

Un excellent article rédigé par Fanchic de Basketime.net

Bernard KING - un roi sans couronne

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Traditionnellement, les légendes NBA sont affublées d’un surnom caractérisant son style, son physique ou son point fort. Earvin était “Magic”, Wilt “l’échassier”, JABBAR “le général” ou Oscar ROBERTSON “big O” pour n’en citer que quelques-uns. Etonnament, Bernard KING n’est que Bernard KING. Un KING parmi tant d’autres en NBA, un KING comme les illustres Stacey KING (ex pivot des BULLS) ou Rich KING (éphémère géant de SEATTLE). Lors d’une récente entrevue, timidement, comme à son habitude, Bernard KING confia ceci :
« Vous savez, je ne sais pourquoi je n’ai jamais eu de surnom accroché à mon patronyme... Je peux penser que l’on aurait pu m’appeler “The Executioner” ».
KING a bien été cet ailier capable d’exécuter n’importe quelle défense par son incroyable rapidité d’exécution à mi-distance et dans la raquette mais KING n’aura jamais rayonné comme ses contemporains BIRD, JONHSON, ERVING ou THOMAS faute à un déluge de blessures que rares auraient pu surmonter à sa place.


Brooklyn Boogie

L’histoire de Bernard KING est faite de comparaisons mais d’oppositions toujours en sa défaveur.
Dans ses premières années, le jeune Bernard, fine fleur du goudron de Brooklyn, reste dans l’ombre de son frère cadet Albert désigné comme l’ELU par ses Playgroudmates et le meilleur joueur de High School de l’Etat.
Quelque peu agacé par cette rivalité qu’il ne peut renverser, le futur All Star choisira l’exil vers des contrées moins médiatiques et plus encadrées, l’Université de TENNESSEE dans l’ouvrière cité de KNOXVILLE.

Quelque chose de Tennessee

Bien lui en a pris, à 800 miles de Big Apple, KING s’épanouie malgré quelques incidents. La NBA commence à s’intéresser à ce talent rare tandis que le jeune frangin restera à jamais une étoile esclave des bas quartier de la ville qui ne dort jamais sans jamais laisser de trace dans la grande league (12.1pts en 534 matchs).
A la suite de son année junior, il n’a plus rien à prouver à l’échellon NCAA, tournant à plus de 25.8pts de moyenne sur les 3 saisons et près de 60% de réussite, KING s’inscrira à la draft 1977.
Il sera retenu par les New York NETS en 7ème position après la star d’INDIANA Kent BENSON, le fabuleux scoreur Marques JOHNSON et juste avant le pivot Jack SIKMA.


Back to NY ?

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Back to NY en effet, sa ville natale, dans le second club de la ville, les NETS. Retour au source pour le rookie qui va pouvoir redorrer son blason chez lui.
Pas tout à fait puisque durant l’intersaison, les NETS déménagent dans la campagne banlieusarde du New JERSEY.
Première saison, premier carton, il inscrit 24.2pts de moyenne (9.5 rebonds avec ceci !) et se hisse second dans l’élection du Rookie of the Year derrière le SUN Walter DAVIS dont l’équipe est plus compétitive, les NETS terminant à 24-58.

Sa seconde saison est du même acabit mais de l’autre côté de l’Hudson, un fabuleux basketteur fait de l’ombre à KING, Michael Ray RICHARDSON.
Sugar est le héro local, celui qui fait vibrer les travées du GARDEN et encore une fois l’ombre est embarrassante. L’exil sera une fois de plus la solution et ce sont les montagnes de l’UTAH qui accueilleront la machine à points.

Déprime chez les Mormons

Le JAZZ ne profitera de la puissance de feu de KING que durant 19 matchs avant d’être arrêté (9.3pts et un calamiteux 54% de réussite aux Free Throws). Comme un autre illustre ailier du nom de Chris MULLIN, KING suivra une cure de désintoxication.
Un peu plus tard, son rival new yorkais sera suspendu pour une violation bien plus grave et fera le bonheur d’un petit club de la côte azuréenne au milieu des 90’s. Ne cohabitant pas avec l’esprit “Mormon”, le front office cèdera l’ailier en convalescence à un club coutumier de l’accueil des “mis au rebus”. KING débutera donc la saison 1980-81 dans la banlieu pauvre de San FRANCISCO.

Renaissance en baie d’OAKLAND

La morosité est de rigueur comme souvent à Golden State, un Etat pas si brillant que çà côté basket. Le titre de 1976 digéré, l’équipe est en mal de leader.
Le chief est fuyant et le sera concrètement une saison plus tard et seul World B. FREE semble libre dans cette franchise qui vient de se planter lamentablement à la draft en choisissant Joe BARRY-CAROLL.
Sans pression aucune, KING se lâche, il revient d’un enfer, le premier, et obtiendra à l’issue de la saison l’award de Comeback of the year en signant un impecable 21.9pts à 58.8% aux tirs.
FREE est encore devant KING dans la hiérarchie des WARRIORS mais plus pour longtemps. KING a faim, faim de devenir enfin une star. C’est chose faite en février 1982, la caste des All Stars accueille ce nouveau membre royal.
Restricted free agent à l’issue de cette seconde saison en jaune et bleu, il signe pour le club qui l’attend, les oranges et bleus de NY. Le staff managérial californien le retiendra en matchant l’offre new yorkaise. Un sursit de plus...

KING 1 - RICHARDSON 1

Déjà peu enclin à retenir ses vedettes, Golden State sait que son forward veut rentrer chez lui. Un trade est alors mis en place qui enverra KING dans l’Atlantic Division contre... Michael Ray RICHARDSON et un tour de draft.
KING met KO son rival et rentre enfin à la maison.
Ses moyennes enfleront années après années jusqu’en 1984-1985 où il coiffe les grands scoreurs habituels pour s’adjuger le titre de meilleur marqueur de la saison (32.9pts).
Son coup d’éclat intervient lors des PO 1984 :
Lors du 1st round face aux PISTONS, il tourne à 38pts par match. La star d’Auburn HILL, Isiah THOMAS se rappelle de la série :
« Ce qu’il a fait avec nous, je ne l’avais jamais vu auparavant. Nous sommes tombés sur Bernard au milieu des 3 saisons dans lesquelles aucun SF ne l’égalait dans l’histoire. Il ne marquait pas 45pts en prenant 40 shoots mais seulement 20 à 22 ! » En bonne briseuse de rêve, l’armada Bostonienne éliminera les KNICKS mais KING ne faiblira pas dans cette série (34.8pts).

Echec au Roi :

Ironie du sort, c’est face aux KINGS de KANSAS City que KING brisera ce bel élan en s’arrachant les ligaments croisés du genou droit. Les Knicks s’effondreront durant sa longue absence mais récupèreront leur futur pilier en Pat EWING. En 1986-87, les KNICKS renoncent aux droits de KING qui trouvera preneur aux BULLETS. La seconde remontée des enfers se fera plus en douceur, KING ne totalisera plus que 17.2pts cette saison. Mais augmentera sa production les saisons suivantes dans la discrétion d’une équipe du ventre mou.


Le retour du Roi :

En 1990-91, un nouveau mensuel spécialisé dans la couverture du basketball débarque dans les kiosques. Le 1er numéro de mars 1991 propose un classement des meilleurs joueurs NBA tout poste confondu en plus d’un poster de 2.30m de sa majesté MJ.
KING figure en 3ème position derrière le glouton statistique Charles BARKLEY et l’arrière Chicagoan. 3ème devant des joueurs en pleine bourre, MALONE, WORTHY, OLAJUWON, EWING, ROBINSON, DREXLER, tous derrière KING. Cette saison, celle du chant du cygne, KING compilera les statistiques suivantes : 28.4pts à 47.2%, 5 rebonds et 4.6 assists. Peu peuvent dire mieux de nos jours et à son âge.

KING se retirera définitivement après la saison 1992-93 suite à une dernière opération du genou et après un cours passage aux NETS. La boucle étant bouclée.

KING n’était pas un joueur flashy comme l’était Dr J ou David THOMPSON, pas un tueur comme Andrew TONEY ou Larry BIRD, pas un forçat comme HAVLICEK, KING était efficace un point c’est tout.
Un maniaque du swish, jamais aussi bon que dos à son défenseur, à la limite de la raquette et d’un spin éclair déflorait le panier à plus de 50% de réussite.
Mark AGUIRRE disait de lui ceci :
« BK n’a pas plus de 3 mouvements dans son arsenal offensif mais chacun d’eux est innarétable »

Depuis son départ à la retraite, Bernard KING passe des jours tranquilles du côté d’ATLANTA avec sa femme SHANA et sa jeune fille. Il s’adonne à sa passion pour l’art, collectionne, organise des expositions, travaille avec des musées et nombres galleries. Son implication dans les oeuvre de charités lui occupant le reste du temps.

Le mot de la fin à un des marqueurs les plus prolifiques de l’histoire de la NBA, Alex ENGLISH : « C’était un petit ailier mais si fort, si puissant et disposant en plus d’une énorme force intérieure. Bob McADOO et lui-même n’aurait jamais du être oublié de la liste des 50 meilleurs joueurs de tous les temps. »

Palmares :

-19 655pts (22.5pts à 51.8%) et 5 060 rebonds et carrière
-All NBA 1st Team (84, 85), 2nde Team (82), 3rd Team (91)
-All Rookie 1st Team (7Cool
-NBA Comeback of the year (82)
-All Star en 82, 84, 85 et 91
-Meilleur marqueur en 1985 avec 32.6pts

Article écrit par Fanchic de Basketime.net

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arlo
Forumer vétéran


Inscrit le: 30 Avr 2005
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MessagePosté le: Jeu 21 Juil 2005, 16:16 Répondre en citantRevenir en haut

Très belle bio effectivement , la série de 1984 contre les Pistons j'ai trouvé ça énorme, il était innarêtable , avec un duel (lors du match n° ? ) entre lui et Thomas dans le money time c'était fou
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chrisb11
Père Fouras de Basketforever


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MessagePosté le: Jeu 21 Juil 2005, 21:07 Répondre en citantRevenir en haut

Le titre des Warriors, c'est 1975

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The Laker Of The L.A Zoo' a écrit:
je pense que Kodiak s'y connaît beaucoup en basket, même énormémement
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Iron
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MessagePosté le: Ven 22 Juil 2005, 8:43 Répondre en citantRevenir en haut

Merci Pred

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